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L’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) en collaboration avec le Gouvernement du Togo, a organisé ce lundi 23 septembre 2019 à Lomé au Togo, la cérémonie de lancement officiel du projet de renforcement et de promotion du système de protection des obtentions végétales (Projet PPOV) . Cette cérémonie était présidée par Monsieur Kodjo ADEDZE, Ministre du Commerce, de l’Industrie, du Développement du Secteur Privé et de la Promotion de la Consommation Locale, Vice-Président du Conseil d’Administration de l’OAPI. Elle a connu la participation de deux autres membres du gouvernement togolais, des partenaires de l’OAPI impliqués dans ce projet et des représentants des dix-sept Etats membres de l’Organisation.

Cette rencontre a commencé par une conférence inaugurale animée par Monsieur François Burgaud du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) sur la place des obtentions végétales dans le renforcement du développement agricole. Par la suite, le Directeur Général de l’OAPI, Monsieur Denis L. Bohoussou et le Ministre du Commerce se sont succédé au pupitre pour leurs communications.

Dans son propos, M. Bohoussou s’est dit convaincu que l’utilisation stratégique et l’exploitation des droits de propriété intellectuelle peuvent contribuer significativement au développement des économies des pays africains et plus spécifiquement des pays membres de l’OAPI. Aussi a-t-il souhaité que les obtentions végétales cessent d’être perçues comme une contrainte, mais un atout majeur pour la production agricole car, va-t-il conclure, « il en va de l’intérêt de nos populations ».

S’exprimant à son tour, le ministre a indiqué que les pays membres de l’OAPI ont tout à gagner dans la promotion du système de protection des obtentions végétales. Pour lui en effet, à l’heure où l’Afrique se prépare à lancer la zone de libre-échange continentale africaine, « les pays membres de l’OAPI doivent se tenir prêt en renforçant leur compétitivité dans tous les secteurs et notamment dans le secteur agricole pour affronter ce nouveau marché qui s’annonce rudement concurrentiel ».

Après la cérémonie officielle de lancement va suivre une formation de cinq jours sur la question de la promotion et de la protection des obtentions végétales au profit de vingt experts nationaux, dont ceux du Togo.

Lomé la capitale togolaise abrite le lundi 23 septembre 2019, la cérémonie de lancement du projet de renforcement et de promotion du système de protection des obtentions végétales (Projet PPOV) dans les Etats membres de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).

La cérémonie d’ouverture de la célébration de la 20ème journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle s’est tenue le vendredi 13 septembre au Radisson Blu Hôtel de Ndjamena, en présence des membres du Gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et d’un public varié acquis au plaidoyer de l’OAPI.

La cérémonie a débuté par une conférence inaugurale animée par un expert camerounais, le Professeur Nyassa Barthélemy sous le thème « de la prise en compte de la propriété intellectuelle dans les politiques de lutte contre les effets du changement climatique ».

Changement climatique : la propriété intellectuelle vient à la rescousse

Le conférencier a énuméré les causes et effets anthropiques et illustré son propos par la production de l’énergie qui contribue à 35 % dans la production des gaz à effet de serre. Les causes ont ainsi été détaillées pour permettre aux inventeurs et chercheurs d’envisager des solutions en mobilisant la technologie et la propriété intellectuelle pour faire face à cette menace.

A la suite de l’exposé du Pr. Nyasse, le Directeur général de l’Oapi, M. Denis Bohoussou dans son allocution de circonstance, a expliqué le choix de ce thème pour cette célébration au Tchad « Mon plaisir est d’autant grand que la problématique du changement climatique est au cœur des préoccupations au niveau mondial et les réflexions y afférentes sont suivies de près particulièrement dans les Etats membres de notre organisation qui sont les plus vulnérables ». Il a par la suite, formé le vœu que les débats qui vont s’ouvrir sur cette question permettent d’envisager avec confiance l’intégration de la propriété intellectuelle dans les stratégies de résilience face aux effets néfastes du changement climatique.

Prenant la parole à son tour, en guise de discours d’ouverture de la célébration, la ministre de Commerce, de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé a trouvé judicieux le choix porté sur le Tchad pour cette commémoration, en considération du thème de cette journée pour l’année 2019. Pour elle, il est temps d’envisager des solutions endogènes, notamment par la contribution de la propriété intellectuelle. Elle s’est dite pleinement convaincue que cette conférence va permettre de baliser la voie pour des solutions adaptées et durables face aux effets du changement climatique. « Il y va de la sécurité et du bien-être des populations » a-t-elle conclu son propos.

S’agissant globalement de la propriété intellectuelle, Madame Achta Djibrine Sy a affirmé qu’il est primordial que le système de la propriété intellectuelle soit suffisamment exploité au Tchad, compte tenu du potentiel dont regorge le pays.

Dans le cadre des activités marquant la célébration de la journée africaine de la technologie et la propriété intellectuelle, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) a organisé un séminaire-atelier dans l’après-midi du jeudi 12 septembre, à l’attention des universitaires, chercheurs et inventeurs du Tchad.

Un moment très couru qui a permis à deux examinateurs brevets de l’OAPI, Messieurs Guy Francis Boussafou et Ayouba Idi, d’entretenir pendant cinq bonnes heures, cette cible particulière sur les mécanismes de protection et de valorisation des résultats de la recherche, qu’il s’agisse des inventions ou de nouvelles variétés végétales.

Cette atelier a été rehaussée par la présence de la ministre en charge de l’industrie, venue dire toute la dynamique qu’elle entend impulser aux questions de propriété intellectuelle au sein de son département ministériel.

Au regard de la qualité et de la densité des échanges entre les conférenciers du jour et le public, on peut affirmer qu’un nouveau jour s’élève pour les chercheurs du Tchad, surtout avec l’exigence de l’examen quant au fond des inventions à l’OAPI que va entraîner l’entrée en vigueur du nouvel accord de Bangui, Acte de Bamako de 2015.

 

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