Ouagadougou, le 09 juin 2026 – En prélude au lancement de la deuxième phase du projet d’« Autonomisation économique des femmes par l’innovation et l’accès à la propriété intellectuelle (AFPI) », l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Burkina Faso, ont acté leur partenariat avec en ligne de mire : des femmes, des entrepreneurs, innovatrices et jeunes talent prêtes à transformer leurs idées en opportunités concrètes.
Autour de la table, Denis L. BOHOUSSOU, Directeur Général de l’OAPI, et Yves SASSENRATH, Représentant Résident de l’UNFPA Burkina Faso, ont procédé à la signature officielle d’un protocole d’accord marquant la volonté commune de meubler leur coopération autour d’une conviction forte : l’innovation, lorsqu’elle est accompagnée et protégée, peut devenir un puissant levier d’autonomisation et de croissance économique.
Un partenariat stratégique au service des femmes et de l’innovation
Après une première phase lancée à Yaoundé le 05 août 2025 avec l’UNFPA Cameroun, ce protocole d’accord marque le début d’un nouveau chapitre pour l’OAPI dans la collaboration avec l’UNFPA du côté du Burkina Faso. À travers ce partenariat, les deux institutions s’engagent à mettre en œuvre des actions concrètes visant à :
•renforcer les capacités des femmes en matière de propriété intellectuelle ;
•accompagner les femmes entrepreneures, notamment dans le secteur de l’agrobusiness ;
•sensibiliser les jeunes filles et les femmes évoluant dans les filières techniques et technologiques ;
•promouvoir le transfert de technologies et la valorisation des innovations.
L’objectif est clair : au-delà des idées, il s’agit de bâtir des parcours, renforcer la confiance et ouvrir des perspectives économiques durables en permettant à ces femmes d’accéder à des opportunités pour valoriser leurs créations et accroître leurs affaires.
Le projet AFPI entre dans sa deuxième phase au Burkina Faso
A la suite de la signature de ce protocole, une cérémonie marquant le lancement officiel de la deuxième phase du projet AFPI au Burkina Faso s’est tenue sous la présidence du Ministre des Mines, de l’Énergie et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA- Représentant le Ministre chargé du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises, aux côtés des acteurs clés, notamment le Directeur Général de l’OAPI et le Représentant Résident de l’UNFPA Burkina Faso.
Des champs d’actions bien distincts pour déployer une mission conjointe
Dans la mise en œuvre du projet AFPI,
•L’UNFPA Burkina Faso œuvre à sensibiliser les communautés afin d’encourager l’accès des filles et des femmes aux filières et métiers scientifiques et techniques.
•L’OAPI, pour sa part, accompagne les dames dans la protection de leurs créations et la valorisation de leurs actifs de propriété intellectuelle en l’occurrence les marques et les brevets, afin de mieux se positionner sur les marchés et attirer des investisseurs.
La convergence de ces visions a permis d’acter le projet ce même jour, par le premier atelier d’une série de formations à destination des groupes cibles, qui se tiendra jusqu’au 12 Juin 2026.
Un projet en phase avec les priorités nationales
Le projet AFPI s’inscrit pleinement dans la dynamique du programme de relance du gouvernement burkinabè, qui accorde une place importante à l’investissement productif en faveur des femmes et des jeunes filles.
En favorisant l’innovation et l’entrepreneuriat féminin, l’initiative contribue directement au développement économique inclusif et durable du Burkina Faso.
Des perspectives prometteuses pour le développement économique
À travers la signature de ce protocole d’accord et le lancement de cette seconde phase, l’OAPI, l’UNFPA et les autorités burkinabè réaffirment leur engagement à produire des résultats concrets et durables en mettant au cœur de l’action :
•le renforcement du leadership féminin,
•la promotion de l’égalité de genre et,
•la création de valeur commerciale à travers l’innovation.
Plus qu’un projet, AFPI se positionne comme un véritable catalyseur de transformation économique et sociale, porté par et pour les femmes au Burkina Faso.
